Plaidoyer pour la troisième révolution industrielle. Episode 2 : la disparition de la classe moyenne !

Comme tout le monde le sait, la principale caractéristique d’un pays développé est le pourcentage élevé de la classe moyenne dans la population. C’est d’ailleurs à cela la réelle différence de structure d’un pays développé par rapport à un pays sous-développé, dont la classe moyenne représente une très faible proportion de la société. Pour parler très simplement, dans les pays sous-développés, il y a des « très riches » et des « très pauvres ». La classe moyenne est très importante dans une société car c’est elle qui l’anime : elle participe majoritairement aux choix politiques en votant. C’est sur elle que repose la collecte des revenus d’un pays développé…. Je pourrais multiplier ainsi des raisons de l’importance de la classe moyenne. Où voudrais-je en venir ?  Comme le montre le graphique ci-dessous, la désindustrialisation conduira à une société sans classe moyenne car les emplois de service qui remplacent une partie de ces emplois industriels disparus demandent très peu de qualification et sont très peu rémunérés. Certes il y en a qui sont plus rémunérés que l’étaient les emplois industriels. Simplement cela concerne une très faible proportion de la population. La disparition de la classe moyenne nous ramènerait tout simplement à une structure sociale bimodale, caractéristique des pays sous-développés, et déstructurera complètement la société occidentale.

C’est pour cela que j’en appelle à la troisième révolution industrielle. Suite au prochain post.

Plaidoyer pour la troisième révolution industrielle. Episode 1 : « ils iront cracher sur nos tombes »

Il y a quelques années, j’ai décidé, n’étant encore qu’à l’école primaire, de devenir ingénieur parce que cela me plaisait d’inventer, de créer de nouvelles « choses »… Bref, c’était pour le « fun ». En tout cas, c’est ainsi que je le percevais à cette époque.

Plus tard, devenu ingénieur, je dois avouer que j’ai toujours été complexé devant des personnes autour de moi qui faisait de l’humanitaire. En somme, mon raisonnement était le suivant : « eux au moins, ils font un job qui change la vie de nombreuses personnes chaque jour alors que moi, au mieux je fais gagner de l’argent à mon entreprise en me faisant plaisir ». J’avais clairement l’impression ce que je faisais était un peu vil devant ces « humanitaires » qui changeaient le monde.

Depuis les choses ont changé et on s’est tous rendu compte du fait que l’industrie, au-delà de la dimension ludique que peut y trouver un enfant de 6 ans, est le véritable « soubassement » de notre société occidentale. On a pu valider que le dépérissement de l’industrie pouvait avoir un impact important sur le social, la politique (la montée des votes extrêmes), sanitaire (la conséquence de la paupérisation des peuples sur leur santé),. l’éducation (réduction des budgets), la sécurité,… En un mot, être ingénieur aujourd’hui n’est plus simplement prendre du plaisir à inventer / créer et faire gagner de l’argent à son entreprise. L’enjeu est l’avenir de la société occidentale, son mode de vie, bref sa civilisation telle qu’on la connaît aujourd’hui…

Sauver l’industrie  devrait faire partie de la mission de chaque ingénieur ou plus généralement de chaque employé de l’industrie aujourd’hui. Les décisions que l’on prend aujourd’hui dans l’industrie, chacun à son niveau, nous donne une importance au moins équivalente à celle des humanitaires…. Les conséquences sont déjà visibles autour de nous. Sans vouloir être pompeux, nous devons sauver l’industrie pour éviter que demain nos enfants, petits enfants et arrières petits enfants « aillent cracher sur nos tombes »… C’est pour cette raison que j’en appelle donc à la 3ème révolution industrielle.

Suite dans le prochain post.