Le concept du « management cross »

Le concept du « management cross » ou, littéralement traduit en français, « la croix managériale » est assez proche d’un autre concept déjà présenté dans ce blog. Cette idée est représentée sur le schéma ci-dessous. L’idée est la suivante :

  • A son arrivée à un poste, le manager a un certain nombre de directions à suivre. Si l’on représente la coupe dans un plan, cela donne deux options : celle en trait continue et celle en pointillée.
  • Quel que soit le choix effectué, l’apport du manager aura deux phases. Dans la première phase, il met en place des nouvelles idées et a un réel impact sur l’entreprise (il n’y a pas de jugement de valeur sur cet impact). Puis avec le temps, l’impact commence à se tasser. Le manager a alors atteint son le maximum de ce qu’il peut apporter à son entité. Il est alors temps de le muter vers une autre entité et de remplacer par un autre manager qui apportera une nouvelle empreinte.

Ce concept est m’a été communiqué par un ami américain spécialiste des ressources humaines.

Cette courbe montre que bouger les cadres trop rapidement comme le font certaines entreprises (on l’a vu avec France Télécom) n’a pas que de conséquences humaines mais limite l’apport des hommes sur l’organisation. Dans certaines entreprises, les cadres changent, en moyenne, de poste tous les 2 à 3 ans.   Cela n’a rien à voir avec l’approche de Toyota qui bouge très lentement ses cadres –au moins 7 ans à un même poste dans les métiers de la conception.

3 thoughts on “Le concept du « management cross »

  1. Bonjour,

    Moi je commence à sentir ce phénomène. Est-ce qu’il est temps pour moi de partir ?
    C’est vrai qu’au bout d’un moment, le manager n’a plus d’idée et n’a pas envie de remettre en cause ce qu’il a déjà fait. Donc faire une petite escapade ailleurs est nécessaire. Mais il est aussi vrai pour l’entreprise qu’il est plus intéressant que cette escapade se fasse sur un site « frère » pour ne pas avoir de fuite de cerveau.
    Une entreprise investit sur un Manager et si celui-ci part à la concurrence c’est un peu dommage pour eux.

  2. J’avoue que 7 ans me parait fou si je regarde l’industrie du logiciel dans laquelle je suis aujourd’hui. Peut-être parce qu’elle n’est pas mature.

    Merci pour ce blog, son contenu est une source qui me permet de m’interroger de me cultiver à chaque billet.

    • Bonjour,
      7 ans peuvent paraître effectivement longs selon la culture, la fonction ou le secteur d’activité. L’exemple que j’ai pris est celui de l’engineering (développement produit). Dans ce domaine, 7 ans (2 véhicules sortis) est le temps minimum qu’il faut pour accéder au titre « d’ingénieur » chez Toyota. Dans d’autres fonctions et selon les individus les parcours peuvent être plus rapides.
      Alain

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